Entre janvier 2023 et janvier 2024, le prix moyen d’une maison au Canada a reculé de 2,6 %, malgré une demande toujours soutenue dans certaines régions. Ce repli contraste avec la hausse continue des taux d’intérêt et des coûts de construction. Certaines provinces enregistrent désormais des écarts de prix inédits, parfois supérieurs à 500 000 dollars entre les marchés les plus chers et les plus abordables.Derrière ces chiffres, les dynamiques régionales s’accentuent et les acheteurs font face à des arbitrages inédits. La diversité des marchés locaux impose une vigilance accrue, tant sur la stabilité des prix que sur les perspectives à court terme.
Le marché immobilier canadien en 2025 : tendances et perspectives
Le Canada s’apprête à aborder 2025 sous tension sur la question du logement. Les taux hypothécaires évoluent en dents de scie, la croissance de la population reste au rendez-vous, et la Banque du Canada surveille tout mouvement de terrain. Les familles, elles, jonglent avec l’inflation persistante et un pouvoir d’achat mis à mal par un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Pour beaucoup, l’accès à la propriété ressemble à une pente toujours plus raide, surtout dans les grandes villes comme Vancouver et Toronto, où la demande refuse de faiblir.
L’association canadienne de l’immeuble détaille plusieurs dynamiques qui pèseront sur le marché immobilier canadien en 2025. Voici ce qui façonne le marché en ce moment :
- Des prix encore élevés dans les zones où l’offre reste rare.
- Un volume de ventes en reprise, après deux années de reports ou de ralentissement.
- Un marché locatif survolté, conséquence directe de la difficulté croissante à acheter et d’une poussée des loyers.
Le marché de la revente se réajuste en fonction de la conjoncture. Les propriétaires revoient souvent leurs prétentions à la baisse, tandis que les acheteurs composent avec des taux qui tardent à baisser. Les disparités régionales sont marquées : l’Ontario et la Colombie-Britannique restent sous pression, le Québec et les Prairies offrent un peu plus de flexibilité. Taux de chômage en hausse, inflation persistante… tout cela pèse sur le moral, mais la soif de logement ne tarit pas.
Quel est le prix moyen d’une maison au Canada cette année ?
À l’heure actuelle, qu’attendre côté budget pour s’installer au Canada ? L’association canadienne de l’immeuble estime le prix moyen d’une maison au Canada à environ 690 000 dollars canadiens ce printemps. Evidemment, cette moyenne masque des contrastes colossaux entre les grandes villes et les régions plus éloignées.
Sur le terrain, une maison unifamiliale s’achète bien plus cher qu’un condo ou une maison en rangée. À Toronto et Vancouver, dépasser le million est devenu monnaie courante. Pour Montréal, le prix moyen tourne davantage autour des 530 000 dollars. Dans les Prairies et au Canada atlantique, certains logements trouvent preneur pour moins de 400 000 dollars.
| Type de logement | Prix moyen (Canada) |
|---|---|
| Maison unifamiliale | 730 000 $ |
| Condo | 530 000 $ |
| Maison en rangée | 590 000 $ |
En parallèle, la flambée des loyers ajoute une pression supplémentaire sur les ménages. Un appartement de deux chambres se loue en moyenne plus de 2 200 dollars, après une hausse de près de 8 % en un an. Le revenu brut nécessaire pour rêver à l’achat s’envole, rendant l’équilibre subtil entre prudence, stabilité et ambition immobilière.
Des écarts marqués entre provinces : où acheter selon son budget ?
Le marché immobilier n’a rien d’homogène d’un océan à l’autre. En Ontario et en Colombie-Britannique, le prix moyen d’une maison dépasse régulièrement le million dans les grands centres urbains : Toronto, Vancouver ou Victoria en tête. Cette flambée s’explique par la densité des villes, un manque chronique de logements et la vitalité démographique, sans oublier la spéculation qui entretient la spirale.
Le Québec affiche une trajectoire plus modérée. À Montréal, le marché reste accessible avec un prix moyen autour de 530 000 dollars. D’autres villes telles que Québec, Gatineau ou Trois-Rivières offrent des solutions intéressantes, conciliant dynamisme économique et coûts plus doux.
Dans les Prairies, Winnipeg, Regina ou Saskatoon, la stabilité prévaut : on tourne autour de 350 000 dollars pour une maison. Ce niveau attire familles et primo-accédants. Le Canada atlantique évolue dans la même veine, avec à Halifax, Moncton ou Saint John des prix qui progressent de façon très contenue, loin des débordements de l’Ouest.
Pour synthétiser les profils de marché d’une région à l’autre, voici quelques repères :
- Ontario / Colombie-Britannique : marchés tendus, prix très élevés, pression urbaine persistante.
- Québec : compromis entre accès à la propriété et vitalité économique.
- Prairies / Canada atlantique : stabilité surprenante, accès plus ouvert pour les nouveaux acheteurs.
Choisir sa ville et sa région relève aujourd’hui d’un savant dosage : contraintes financières, mode de vie, éloignement ou non des grands centres urbains. Le choix du territoire façonne le projet immobilier autant que le type de logement convoité.
Comment préparer sereinement son projet d’achat immobilier en 2025 ?
Un achat immobilier ne se décide pas sur un coup de tête, surtout dans le contexte actuel. Les taux hypothécaires, directement dictés par la politique de la Banque du Canada, déterminent l’accès au crédit. Commencer par calculer précisément sa capacité d’emprunt, s’assurer d’une situation professionnelle stable et tenir compte de l’apport disponible, c’est le minimum. Les courtiers et les conseillers bancaires sauront épauler, en adaptant leurs offres selon qu’il s’agit d’un prêt assuré ou non.
La croissance démographique nourrit constamment la demande sur le marché locatif. Dans les grandes villes, les loyers ne cessent de grimper : à Montréal, Toronto ou Vancouver, la frontière entre location et achat devient floue, tant l’effort financier se rapproche. Maison, condo, rangée : chaque formule implique des contraintes distinctes, à la fois sur le plan budgétaire et sur l’offre disponible. Pour suivre le rythme du marché, mieux vaut garder un œil régulier sur les statistiques : prix moyens, tendances et projections.
Étapes à ne pas négliger
Un projet d’achat réussi s’appuie toujours sur une préparation méthodique. On peut identifier quelques incontournables :
- Établir un budget complet, en intégrant les taxes, les frais de notaire et l’entretien du futur bien.
- Rester attentif aux éventuelles modifications des règles hypothécaires, qui peuvent modifier le financement.
- Consulter le taux d’inoccupation dans la zone visée, précieux indicateur sur la santé du marché.
Dans le flou ambiant, une gestion prudente s’impose. Les candidats à l’achat gardent la tête froide, surveillent les indicateurs économiques et avancent avec lucidité, territoire par territoire, quartier par quartier.
Ici, miser sur l’immobilier, c’est bien plus que cocher une case financière. Chercher son logement en 2025 au Canada, c’est écrire un projet de vie. Reste à savoir qui choisira un horizon urbain effervescent… et qui inventera de nouveaux équilibres, là où l’avenir semble à portée de main.

